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Précautions lorsqu'on accumule la même cible sur plusieurs nuits

Prétraitement et empilement2022.12

Pour obtenir un résultat de haute qualité en photographie du ciel profond, il faut souvent s’étendre sur plusieurs nuits et accumuler une longue exposition totale. Mais « photographier la même cible à des dates différentes » ne se résume pas à jeter tous les fichiers ensemble et à les empiler : si, en cours de route, quelques maillons ne sont pas soignés, cela peut au contraire tirer le résultat final vers le bas. Voici rassemblés quelques points auxquels prêter attention, à titre de référence pour les confrères débutants qui souhaitent accumuler de longs temps totaux d’intégration.

Six points à surveiller

  1. Utiliser le goto par coordonnées et le plate solving (résolution astrométrique) pour se porter sur la même cible : assurez-vous de viser chaque nuit la même position de cadrage.

  2. L’angle de rotation du champ doit être proche : évitez que les écarts d’angle ne provoquent des bords non superposés, car ces zones périphériques non superposées perdent en rapport signal/bruit (S/B).

  3. Les images brutes (lights) de dates différentes doivent chacune utiliser leurs propres flats : si l’on a démonté le matériel entre différents lots d’images brutes, il faut impérativement associer chaque lot aux flats de la session correspondante.

  4. Les darks (y compris les dark flats ou les offsets (bias)) peuvent être partagés : des darks de même température, de même durée d’exposition et de mêmes réglages peuvent être partagés. En principe, on peut les réutiliser dans les trois mois pour un CMOS et dans l’année pour un CCD.

  5. Chaque groupe d’images brutes se calibre avec ses propres images de calibration : lors de la calibration des images dans le logiciel, APP recourt au Multi-Session processing, tandis que PI utilise WBPP ou un traitement manuel.

  6. Avant l’intégration, vous pouvez attribuer des poids différents selon la durée d’exposition : dans le WBPP de PI ou dans NSG, vous pouvez de plus donner des poids différents aux images brutes de durées différentes, afin d’optimiser le rapport signal/bruit (S/B) de l’image intégrée finale.

En maîtrisant ces quelques points, les données accumulées d’une nuit à l’autre pourront vraiment se muer en un gain de qualité, au lieu de mêler les bonnes données aux données problématiques de sorte qu’elles se tirent mutuellement vers le bas.