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Maîtriser NINA en un jour : impressions d'usage sur le contrôle automatisé de l'astrophotographie

Matériel2021.10

NINA est un logiciel gratuit de contrôle de prise de vue pour l’astrophotographie. Si vous êtes déjà bien familiarisé avec l’ensemble du flux de prise de vue, le configurer n’est en réalité pas difficile — il m’a fallu environ une journée pour le prendre en main.

L’interface de contrôle de NINA et le matériel de prise de vue

Cela dit, comparé à un autre logiciel de contrôle que j’utilisais plus souvent auparavant — développé par un passionné ici, à Taïwan —, la configuration de NINA me paraît personnellement un peu fastidieuse, et pour un débutant l’interface n’est pas vraiment accueillante.

Après l’avoir utilisé un certain temps, j’ai aussi constaté quelques lacunes : ses fonctions de plate solving (résolution astrométrique) ou de planification ne sont pas terribles, et la plupart des fonctions exploitables ne marchent qu’une fois connectées à Internet. J’ai essayé plusieurs modules complémentaires en local, mais aucun ne m’a semblé aussi rapide ni aussi efficace que d’utiliser directement SkySafari Pro sur le téléphone.

Autre chose à signaler : si vous voulez vraiment parvenir à une « automatisation complète », il vous faudrait en théorie acheter la totalité des appareils listés dans le menu du matériel ; sinon, cet état idéal qui consiste à « tout installer une fois monté là-haut, se coucher aussitôt et laisser tourner sans plus s’en occuper » est en réalité assez difficile à réaliser. Encore un point : le programme RST ASCOM utilisé pour piloter la monture dévore une grande quantité de ressources système, et pour l’instant il ne semble pas y avoir de solution.

Post-scriptum : après l’essai sur le terrain en montagne

J’ai énuméré plus haut bon nombre de défauts, mais après avoir réellement photographié là-haut en montagne, j’ai en fait revu mon jugement à la hausse.

À condition d’être correctement configuré, le flux de prise de vue de NINA est en réalité très fluide — dans l’ensemble, l’utilisation en est bien plus aisée que celle du logiciel auquel j’étais habitué auparavant. Ce logiciel-là avait trop de bugs (défauts) ; il se figeait souvent en pleine session et il fallait tout relancer, au point qu’on pouvait presque dire « une prise, un plantage ». De plus, son boîtier était en plastique imprimé en 3D et mal conçu ; alors même que je m’en servais à peine, les ergots des vis se sont brisés d’eux-mêmes, faisant se détacher le boîtier. En comparaison, NINA est bien plus stable.

Conseils pour les amateurs à différents stades

Si vous êtes débutant et me demandez de recommander une méthode de contrôle, je conseillerais le ZWO ASIAIR — configuration simple et prise en main rapide. Si vous êtes déjà de niveau intermédiaire ou un vétéran, je recommanderais alors de tout piloter par ordinateur et d’installer NINA pour gérer l’ensemble du flux de prise de vue ; la souplesse et les possibilités d’extension y sont bien meilleures.