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Le refroidissement d'un SSD M.2 Gen 4 : un dissipateur à ailettes, 10 °C de différence

Matériel2023.10

Un SSD M.2 a-t-il, au fond, besoin qu’on se soucie de son refroidissement ?

Autrefois, quand j’utilisais des SSD SATA ou des SSD M.2 PCIe Gen 3, peut-être parce que les vitesses de transfert n’étaient pas si élevées, je n’ai jamais pris le refroidissement au sérieux. Mais une fois entré dans la Gen 4, les vitesses de lecture/écriture grimpent nettement à 5 000–7 000 MB par seconde, et la chaleur énorme produite par la mémoire NAND et la puce contrôleur fait ralentir le disque (thermal throttling), ce qui affecte à son tour la durée de vie de la mémoire de stockage. Le refroidissement : à ce stade, on ne peut plus l’ignorer.

Un SSD M.2 Gen 4 et un dissipateur passif à ailettes

Un seul dissipateur à ailettes : 7 °C de moins dès le repos

Après avoir grillé deux SSD de fabricants taïwanais, j’ai remplacé le disque système par un SSD Gen 4 de Solidigm, une marque de premier plan. Cependant, même installé dans le port M.2 directement relié au CPU, en n’utilisant que le dissipateur fourni avec la carte mère, la température au repos restait constamment élevée, atteignant 51 °C.

Après être passé à un dissipateur passif à ailettes, la température au repos a nettement baissé de 7 °C.

La différence de température avant et après le passage au dissipateur à ailettes

L’écart est encore plus marqué sous charge. Après avoir lancé un test CrystalDiskMark qui a lu et écrit 8 GB de données, la différence de température entre les deux a atteint 10 °C. Enfin, j’ai réalisé un autre test de résistance — l’écriture continue de 1 TB de données —, et la configuration équipée du dissipateur à ailettes n’a culminé qu’à 63 °C.

Le comportement thermique lors du test de résistance en écriture continue

Conclusion : éloignez-vous des températures de throttling et vous obtiendrez la pleine vitesse

Ce chiffre de 63 °C est bien en dessous du seuil de 75 °C à partir duquel un SSD ordinaire commence à réduire sa fréquence (throttling). Dans une telle plage de température, que ce soit pour un usage ordinaire ou pour faire tourner des logiciels de traitement d’image, ce SSD peut délivrer de façon stable ses meilleures performances.

Un dissipateur passif à ailettes n’est pas cher, et permet pourtant d’obtenir en échange une baisse de température de 7–10 °C ; pour un SSD Gen 4, cet investissement est très rentable.