Normalisation et pondération dans l'intégration : NSG et l'image de référence
L’intégration ne consiste pas simplement à additionner chaque image à parts égales. La qualité, le gradient et la luminosité de fond diffèrent d’une image à l’autre ; avant d’intégrer, il faut donc faire deux choses : corriger le gradient de chaque image sur une même référence (normalisation) et attribuer à chaque image un poids approprié. Cet article traite du script NSG et de la façon de choisir l’image de référence (reference image).
NSG : normalisation et pondération réglées d’un seul coup
Normalize Scale Gradient (NSG) est un script utilisé avant l’intégration : il attribue à chaque image un poids approprié et, en prenant l’image de référence comme base, corrige les gradients des autres images, avant de passer à l’étape suivante, le processus d’intégration. Outre la normalisation, on peut aussi se servir des poids qu’il calcule pour supprimer de manière appropriée les images les moins bien notées.

Mon ressenti personnel à l’usage est le suivant : depuis que j’ai NSG, je peux pratiquement ranger Subframe Selector et Local Normalization — j’ai l’impression de ne les avoir presque plus utilisés depuis. Bien sûr, c’est une habitude de traitement personnelle, et la façon de combiner les outils dépend au fond du flux de travail de chacun.
L’image de référence : le choix diffère selon les deux étapes
Lorsqu’on utilise NSG (ou n’importe quel flux d’alignement ou de normalisation), il y a un détail facile à négliger mais très crucial : pour l’alignement des étoiles et pour la normalisation, le principe de choix de l’image de référence est inverse.
- L’image de référence pour Star Alignment : choisissez une photo de qualité « moyenne ». Ainsi, les images de meilleure comme de moins bonne qualité pourront s’y aligner sans encombre.
- L’image de référence pour Normalization : choisissez la photo de « meilleure » qualité. Car vous voulez prendre la meilleure comme base pour corriger les gradients des autres images.
L’une doit être « moyenne », l’autre « la meilleure » : ne les confondez pas.
Un cas de diagnostic : encore des problèmes après NSG
La normalisation n’est pas une panacée ; même après avoir fait NSG, une image peut encore présenter des défauts. Je partage un exemple vu dans une communauté à l’étranger : quelqu’un a fait ABE après avoir terminé NSG, et l’image semblait tout de même poser problème.

Les causes possibles sont de plusieurs ordres :
- Le côté droit de l’image présente une pollution lumineuse plus forte, à laquelle s’ajoutent des nuages.
- Les points d’échantillonnage d’ABE sont peut-être mal placés, et ABE ne permet pas d’ajuster manuellement les points d’échantillonnage — dans ce cas, il faut passer à DBE et placer les points d’échantillonnage à la main.
- Les flats ont peut-être un problème, ce qui oblige à changer l’algorithme de calibration en division et, si nécessaire, à refaire carrément les flats.
Le point essentiel de ce cas est le suivant : ce que les outils de normalisation et de suppression de fond (NSG, ABE, DBE) peuvent corriger, ce sont le gradient et le fond ; mais si la racine du problème réside dans la pollution lumineuse et les nuages, ou dans les flats eux-mêmes, il faut revenir à la source et intervenir là, plutôt que d’empiler aveuglément des outils en fin de chaîne.